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Cylaos, le partenaire 3D des professionnels

Le marché de l’impression 3D dépôt de fil propose plusieurs marques, dimensions, options et il devient difficile de faire le bon choix. Certaines entreprises sortent du lot et il y a probablement une raison. Nous avons choisi Sicnova, Ultimaker et Volumic 3D car nous les avons expérimentées pour l’industrie et nous croyons en elles. Dans le lien ci-après, vous verrez nos principaux arguments : Sélection Cylaos

Mais si vous souhaitez évaluer vous-même les imprimantes, voici les principaux paramètres à prendre en compte :

1- Volume d’impression

Attention la dimension la plus importante est la surface du plateau ; la hauteur est secondaire. Si le plateau est grand, vous pourrez produire plusieurs pièces sans intervenir et positionner une grande pièce,  dans la position optimum.

Par exemple, ci-dessous 2 imprimantes du marché avec 2 tailles qui paraissent semblables :

  • Imprimante 1 : 305 x 305  x 610 mm
  • Imprimante 2 : 580 x 400 x 500 mm

La seconde a un plateau 2,5 fois plus grand que la première. Les grands chiffrent sont trompeur !

Remarque spécifique imprimante grande dimension :

Plus le plateau est grand, plus la calibration doit être sophistiquée. Prendre les 4 coins du plateau comme référence n’est pas suffisant. Le plateau a un défaut de forme (c’est mécanique !) qu’il faut compenser lors de l’impression. Certaines imprimantes prennent en compte ces micros défauts en se calibrant sur 50 pts et lors des impressions ajustent en continu le Z.

Autre point : la rigidité du châssis est importante pour éviter des déformations ou des mouvements sous contrainte.

2- Les températures : extrudeur, plateau et enceinte

Premier point à savoir : ces 3 températures doivent être cohérentes.

Il est peu utile d’extruder à 400ºC si l’enceinte ne monte pas à 200ºC. Si ces températures ne sont pas cohérentes, les contraintes ne vont pas se libérer progressivement et le risque de déformation et décollement est très important.

Plus la température est haute, plus on peut imprimer des matériaux techniques mais dans ce cas, un refroidissement sophistiqué de la tête d’extrusion est nécessaire, ainsi que qu’une chambre d’impression et des éléments mécaniques qui supportent des hautes températures (ce qui est beaucoup plus cher !). L’architecture de l’imprimante est dans ce cas bien différente des imprimantes 3D traditionnelles et réellement, nous connaissons actuellement seulement une marque qui arrivent à combiner correctement le tout.

La majorité des imprimantes ont des valeurs de températures qui sont acceptables et qui  tournent autour de :

  • Extrudeur : 260ºc
  • Plateau : 100ºc
  • Enceinte : 60ºc (une petite imprimante sans chauffage mais fermée atteint environ ces températures)

Bonne nouvelle : les producteurs de filaments proposent sur le marché de plus en plus de références compatibles avec ces températures.

Note : concernant les températures, un point à ne pas négliger également : le ventilateur de couche. Toutes les imprimantes n’en ont pas alors que Cura et Simplify 3D gère ce paramètre (marche-arrêt et vitesse)  qui est important entre autres, pour le PLA en accélérant le refroidissement des zones récemment imprimées sauf les premières couches pour éviter une mauvaise adhésion au plateau. Pour les filaments techniques,  généralement, il faut l’arrêter.

Pyramide de gauche avec ventilateur de couche ; Pyramide de droite sans ventilateur de couche

Remarque spécifique imprimante grande dimension :

Si le volume est grand, il faut une enceinte fermée et chauffée (+ ventilée) sans quoi, on se limite à imprimer du PLA. La seule température du plateau ne permet pas (comme sur une petite imprimante) de chauffer l’enceinte pour un bon contrôle du refroidissement de la pièce.

3- Hauteur de couche et précision des éléments en mouvement

La précision des éléments en mouvement est importante pour obtenir une pièce de qualité (en aspect et en contrôle dimensionnel).

Hauteur de couche :

  • Sur des petites tailles, on peut exiger autour de 25 microns, ce qui est très bien car en général, on imprime autour de 200 microns
  • Sur des imprimantes de grande dimension, 100 microns est tout à fait louable

Pour ceux qui ne sont pas familier avec les microns, 60 microns (ou 0,06 mm!), c’est le diamètre moyen d’un cheveu !

Précision en X, Y, Z :

Sur ce sujet, il est difficile de comparer les imprimantes  car l’information communiquée est peu précise. Par exemple dans le cas d’un entrainement courroie, la précision donnée est celle du moteur ou du moteur + courroie  ? Dans ce cas, une précision de moins de 10 microns est exceptionnelle ! Si vous avez un doute (sachant que les grandes marques ont normalement une précision conforme aux attentes) , demandez à tester les machines avant de les acheter avec une pièce aux formes complexes et vérifiez la qualité des éléments d’entrainement.

Important : le respect dimensionnel d’une pièce imprimée est lié également :

  • Au paramétrage de la pièce (par exemple, on réalise le périmètre extérieur ou intérieur avant ? )
  • Au retrait de la pièce qui dépend du thermoplastique lui-même et de la vitesse de refroidissement

4- Alimentation Bowden ou Directe , Mono ou Multi-extrudeur

Il existe 2 types d’alimentation :

  • Bowden : on alimente, on pousse le filament depuis le carter ce qui a pour avantage d’avoir une tête d’impression moins lourde et permet en général, d’imprimer plus vite.
  • Directe : le filament est alimenté depuis la tête d’impression ;  on peut avoir un meilleur contrôle du débit du filament (à l’alimenter au plus près de la buse) donc dans certaines configurations très spécifiques, on peut obtenir une meilleure qualité d’impression. Ce type d’alimentation permet également d’imprimer les finalement les plus souples du marché (jusqu’à 75 shore A).

 

 

Alimentation Bowden

 

 

Alimentation Direct

Mono ou multi-extrudeur ?

Un double extrudeur est intéressant pour des pièces très complexes (car elles ont besoin d’un support soluble) ; ce choix est donc à réaliser en fonction de votre typologie de pièces.

Remarque spécifique imprimante grande dimension :

Quand vous avez 2 buses, la position entre elles doit être totalement connue et paramétrée car dans le cas contraire, la qualité de l’impression peut en pâtir. Et si les buses ne sont pas rétractables, la deuxième peut rayer la dernière couche de la première ce qui n’est pas souhaitable…. 2 buses peuvent être utiles mais ne soyez pas avares de questions pour bien comprendre leur fonctionnement et vérifier la qualité d’impression.  Actuellement, peu d’imprimantes proposent un fonctionnement satisfaisant.

5- Notoriété de la marque

Sur ce marché, la concurrence était très rude. Elle l’est encore mais il y a un peu moins d’acteurs suite à l’extinction ou rachat massive de petits constructeurs.

Il est préférable que la marque aie une dimension internationale (sauf quand le national fait partie de la stratégie clairement affichée de l’entreprise comme Volumic 3D qui veut se dédier seulement au marché français).

Une marque renommée avec une stratégie de croissance est toujours rassurante même si l’avenir est incertain pour tout le monde.

Par exemple, Ultimaker se positionne clairement comme un ténor des petites imprimantes. Ils sont très présents en Europe et aux USA et très récemment, ont réalisé une levée de fond importante pour continuer leur développement.

Sicnova, en plus de multiplier les récompenses nationales se développe également rapidement et se dirige vers les USA ainsi que l’Asie.

 6- Sécurité

Ces machines ont des risques limités pour l’homme mais il est toujours souhaitable que les imprimantes soient équipées de :

  • Arrêt d’urgence (bouton « champignon » rouge ou autre)
  • Filtre à particules

Et accessoirement

  •  d’une  webcam pour une surveillance à  distance.

7 –  … et il faut regarder également quelques options :

Chaque imprimante a ses particularités ; ci-dessous certaines options, caractéristiques qui nous paraissent intéressantes au quotidien :

 

  • Connectivité : pas toujours dimensionnant (car il est  conseillé de démarrer une impression en étant à coté) mais la gestion réseau ou wifi permet ou permettra suivant les marques de gérer des batteries d’imprimantes depuis un seul PC (c’est le concept de Printfactory)
  • Interface et panel de contrôle : il doit être ergonomique et complet pour suivre les paramètres d’impression et de production
  • Logiciel trancheur : nous connaissons et conseillons Simplify3D ou Cura car ils permettent de paramétrer dans le détail les impressions.
  • Détecteur de fin de filament : l’impression s’arrête quand la bobine est terminée. Une option très intéressante pour les gros consommateurs de bobines.

 

Olivier et Jean-Michel, Co-fondateurs de Cylaos

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