Comme évoqué lors de nos conférences ou articles, dans l’industrie, le taux de pénétration de la technologie dépôt de fil (ou FDM, FFF) est encore faible surtout au vu du prix d’acquisition (pour 5000 € vous avez une machine professionnelle). Pour tenter d’inspirer les industriels, ci-dessous une question simple :

Avec cette technologie, les pièces seront imprimées avec une matière thermoplastique qui aura des propriétés mécaniques souvent très inférieures aux propriétés des matières métalliques ; DANS UNE LIGNE DE PRODUCTION, PEUT-ON ALORS REMPLACER UNE PIÈCE METALLIQUE PAR UNE PIÈCE IMPRIMÉE ?

Exemple d’une main de préhension de l’un de nos clients historiques :  ECPI (http://www.ecpi01.com/)

 

Historiquement, le support de la main était réalisé en aluminium. La première tentative fut d’imprimer l’interface avec la même géométrie que la pièce d’aluminium. Résultat : la pièce n’était pas rigide. Par itération, en ajoutant des nervures, des renforts, la proposition retenue a été la pièce bleue (voir sur la photo ci-dessous les essais réalisés). Cette structure est rigide et supporte les efforts souhaités ! La réponse est donc : OUI.  Oui, il est possible en concevant différemment (et bien sûr quand les sollicitations mécaniques et thermiques ne sont pas trop importantes,  mais c’est la majorité des cas).

Depuis ECPI en a fait une spécialité et produit chaque mois plusieurs mains de préhension de ce type pour des clients comme pour ces propres machines spéciales.

Pourquoi se sont-ils posées cette question il y a plus d’un an ? Premièrement, pour décharger leur centre d’usinage qui était saturé et deuxièmement  pour innover. La structure en impression 3D permet d’alléger la main de préhension (donc utilisation d’un bras robotisé plus petit et moins d’usure en charge) et d’ajouter simplement des fonctions.

A droite,  le démonstrateur que nous avions au salon 3D 2018 il y a 15  jours. La main nous avait été fournie par ECPI et le robot avait été imprimé par nos soins. Les 2 imprimantes en arrière-plan sont les imprimantes Ultimaker S5 et Volumic Ultra. Avec ces 2 imprimantes (on peut aussi ajouter la Raise3D Pro2), vous avez des outils formidables pour le département méthode ! Seule condition : concevoir autrement, pensez autrement.

Impression 3d et industrie

Aujourd’hui les industriels n’ont pas été suffisamment guidés dans l’utilisation de ces moyens de production. Un nouvel outil implique une organisation dédiée, concevoir autrement et maitriser les paramètres d’impression. Nos modules de formation ont été développés pour répondre à ce challenge ; notre accompagnement a pour objectif  de permettre aux professionnels d’utiliser tout le potentiel de ces imprimantes dépôts de fil en toute sérénité.

Pour en savoir plus sur notre vision de l’impression 3D, échanger sur le retour sur investissement de ces technologies ou découvrir nos produits et modules de formation, n’hésitez pas à nous contacter

Auteur : Jean-Michel

Ingénieur Arts et Métiers, passionné par le potentiel de la fabrication additive,  j’ai cofondé Cylaos après 15 ans en France et à l’étranger dans la direction de projets automobiles. L’objectif de Cylaos est d’offrir un catalogue produit et des services toujours plus innovants pour répondre aux différentes attentes des professionnels ; notre première mission est la communication,  ce que nous faisons avec plaisir. Par ailleurs, amateur de voile, vous pourrez me croiser sur les côtes sud bretonnes.